& Life is Superbueno....Chapt II

Life is Superbueno....Chapt II

Sorties, Voyages, Politique, Balkans... Un condensé de moi couché sur écran

Wednesday, April 08, 2009

Pour l'éternité


Bordeaux rugby, vainqueur du Crit' 2009!

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Monday, December 22, 2008

C'était 2008

2008, c'était des mots:

"Je suis pas raciste, j'ai juste des préjugés sur les Noirs." Romain, '08

"Elle a absolument aucun respect pour elle-meme... En meme temps, j'adore ca."
Xav, '08

"Nan, je disais, on reconnait le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va."
Guillaume, '08

"Je suis trop content qu'on se soit retrouvé, c'est le plus beau jour de ma vie!"
Antoine, '08

"Elle me voulait autant qu'elle était bête."
Ed, '08

"Le canoë, c'est juste pour l'appui logistique. Moi je compte nager devant, je risque rien, je suis surveillant de baignade"
Gaby, '08


"Certes les gens ici sont très racistes mais ya aussi des mecs qui sont vraiment très noirs."

Guillaume, '08


"Faut absolument que je me branle. J'ai un début d'érection alors que je regardais Tatou!"

Xav, '08

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Saturday, November 01, 2008

Fallen Tree



Beaucoup de temps sans message posté sur ce blog, et presque l'idée d'arrêter de l'alimenter pour des raisons diverses: emploi du temps chargé, écrits divers me prenant beaucoup de temps, nombreuses sorties non-racontables, envie d'autre chose, tout simplement. Mais finalement, on y revient et ce blog durera jusqu'à la fin de mes études à Bordeaux, fin qui approche grandement tout de même!

Pas de séjour à Londres finalement pendant ces vacances de la Toussaint, pour une raison simple: je ne suis plus avec Françoise. ce fut dur, mais lorsque l'on ne le sent plus, il faut mieux savoir prendre des décisions, si douloureuses soient-elles.

Pourtant, en dehors de ça, l'année se déroule merveilleusement bien. La 5e année, la dernière, est comme un bouquet final qui ne se terminera que lorsque l'on se retrouvera tous en costume, bien rasés et peignés, à entrer dans la vie active. Les soirées sont donc plus longues, les sentiments plus forts, et les histoires encore plus improbables.

Soirée Halloween hier soir, assez mythique. Mon déguisement a fait forte impression (le Joker d'Heath Ledger). Comme quasiment toutes les soirées depuis un mois, les faits les plus incroyables s'y déroulent. Je ne sais pas ce qu'il se passe en ce moment, mais tout le monde semble en rut, les couples se font et défont, et la vérité d'un jour n'est ni celle du lendemain ni celle du soir même.

Un petit message pour dire que mon comparse Lalanne va se marier aux Phillipines! J'y serai bien évidemment pour cet heureux événement, qui nous fait tous grandir et vieillir un peu plus.

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Friday, September 12, 2008

Retour Kosovo

L'un des articles estampillés "Politique" du reportage sur le Kosovo:

Le 17 février 2008, le Kosovo proclamait de manière unilatérale son indépendance. Cette décision, attendue depuis l'intervention de l'OTAN en 1999, était présentée comme inéluctable suite à l'échec des négociations entre Belgrade et Pristina. Malgré l'empressement des Etats-Unis ou de la majorité de l'Union Européenne, par exemple, à reconnaître le nouvel Etat, de nombreuses questions restent en suspens, notamment les points clés des négociations précédentes: droits des minorités, frontières définitives, relations avec la Serbie, gestion des ressources, etc. Cette indépendance permet-elle de résoudre plus efficacement ces questions? Les tensions seront-elles apaisées? Enfin, quid de la viabilité de ce nouvel Etat?

Un berceau entouré de nombreuses bonnes fées

L'indépendance du Kosovo est le fruit de deux ans de négociations. Dès loe début de celles-ci, les Etats-Unis avaient fixé les règles, affirmant à maintes reprises que l'issue -l'indépendance- était inéluctable. Dès lors, aucune réelle tentative de compromis ne fut entreprise; les Kosovars, forts du soutien américain, se drapant derrière les principes du droit à l'autodétermination, les Serbes misant sur le soutien Russe au Conseil de Sécurité et derrière les principes du droit international et le respect de la résolution 1244 des Nations Unies, réaffirmant la souveraineté serbe sur la région.

Après deux ans, aucune solution n'a émergé, si bien que le 17 février 2008, les dirigeants Kosovars déclaraient leur indépendance, immédiatement reconnue par les Etats-Unis, et une partie de l'Union Européenne. Une partie seulement, car l'UE reste profondément divisée sur le sujet. En effet, à ce jour, l'Espagne, la Slovaquie, la Roumanie, la Grèce et Chypre ne reconnaissent toujours pas cet Etat, pour des raisons internes évidentes: le risque de sécession de la Catalogne et du Pays Basque pour l'Espagne, la République Turque de Chypre du Nord pour Chypre, la minorité hongroise de Transylvanie ou la République sécessioniste de Transnistrie en Moldavie pour la Roumanie. Pourtant, l'Union Européenne a accepté d'envoyer une mission, nommée Eulex, afin de remplacer la Mission des Nations Unies au Kosovo (Minuk), présente depuis juin 1999, notamment dans les domaines de la justice et de la police.

A l'heure actuelle, seuls 46 pays ont reconnu le Kosovo, dont 21 pays de l'Union Européenne. Pour être reconnu par l'ONU, le Kosovo doit être reconnu par la majorité des 192 Etats membres, ce qui n'est actuellement pas le cas. Mais l'essentiel est là: l'Union Européenne envoie une mission, les Etats-Unis installe une base militaire (le Camp Bondsteel, critiqué par Alvaro Gil Robles, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe dans le cadre de l'affaire des prisons secrètes de la CIA), et l'OTAN reste présente (environ 46 000 soldats au sein de la KFOR), permettant un afflux massif de capitaux au sein du nouvel Etat. Ainsi, près de 1,2 milliards de dollars ont été récoltés par le gouvernement à la conférence des donateurs qui s'est tenue le 11 juillet à Bruxelles.

Des minorités au sort incertain

Le Kosovo en tant qu'entité politique territoriale a une existence très récente. Il a été créé en 1945 par le pouvoir communiste dans le cadre de la mise en place de l'organisation fédérale de la Yougoslavie. Ses frontières datent donc de cette année, car le Kosovo “originel” englobe également le “Kosovo oriental” autour de Presevo (Serbie), mais pas le district de Leposavic (nord du Kosovo). Le Kosovo n'est pas un Etat homogène ethniquement, même si les déplacements de population tendent à augmenter significativement le pourcentage de population Albanaise (94% en 2007 selon le Bureau statistique du Kosovo).

La question de l'avenir des minorités au Kosovo reste toujours en suspens. Même si la Constitution Kosovare affirme que le Kosovo est un Etat “multiethnique”,la situation sur le terrain n'incite guère à l'optimisme. Environ 200 000 Serbes ont quitté le Kosovo depuis son placement sous administration de l'ONU en 1999. Certaines enclaves, comme Gracanica près de Pristina, ont perdu la majorité de leur population. De plus, après la proclamation de l'indépendance, en février, les autorités n'ont en pas encouragé la minorité serbe, qui compte encore 120000 personnes, à s'impliquer dans la vie politique, les isolant de plus en plus dans une société parallèle, sous perfusion de Belgrade.

Mais la situation des autres minorités au Kosovo n'est guère plus enviable. Roms, Gorans (Slaves islamisés), Ashkalis, Egyptiens, tous vivent à l'écart de la population Albanaise et sont victimes de nombreuses discriminations. Tant que le gouvenement Kosovar ne fournira pas de garanties suffisantes d'intégration et de protection de ces minorités, l'ONU sera contrainte de rester sur place.

Une viabilité économique à démontrer

Il ne peut y avoir d'Etat véritablement indépendant sans réelle viabilité économique. Or, le Kosovo est pour le moment extrêmement dépendant de l'aide extérieure. L'Union Européenne a déhà versé des aides très conséquentes, tout comme les Nations Unies qui cherchent à relancer l'activité économique du nouvel Etat; mais les résultats sont pour le moment assez faibles. Par son PIB par habitant, le Kosovo se situe ainsi en queue du peloton européen en compagnie de la Moldavie et de l'Albanie avec un PIB par tête de moins de 1000 dollars. Le taux de chômage officiel est proche des 50%, mais l'économie parallèle, voire les dérives mafieuses sont nombreuses.

Les perspectives ne sont pour le moment pas encore sereines. En effet, le principal employeur est le camp américain de Bondsteel, rendant le Kosovo dépendant du bon vouloir des Etats-Unis. Les infrastructures sont pour le moment insuffisantes, les coupures d'eau et d'électricité sont légion. Le Kosovo compte essentiellement sur ses ressources minières, nombreuses, qui alimentent notemment la centrale d'Obilic, et sur l'économie des services. Mais globalement, le Kosovo n'est assurément pas viable économiquement pour le moment.

Un avenir en pointillés

L'avenir du Kosovo n'est donc pas assuré, loin de là. Bien que ses soutiens soient nombreux et prestigieux (Etats-Unis et de nombreux pays européens), le Kosovo n'est membre d'aucune organisation internationale. De plus, le Kosovo ne peut compter sur le soutien des puissances émergentes, ni la Chine, ni la Russie, ni l'Inde n'ont développé de relations avec le nouvel Etat. L'illégalité de la proclamation unilatérale d'indépendance est la principale raison empêchant ces Etats, dont certains sont concernés par la question de l'intégrité territoriale, de reconnaitre le Kosovo.

Les relations avec la Serbie posent également problème. En effet, Belgrade et Pristina ont cessé tout contact depuis le 17 février et la proclamation de l'indépendance. Les négociations ont cessé et plus aucune discussion n'est en cours, ni concernant les frontières, ni le sort de la minorité Serbe. Dès lors, on peut se demander comment un tel Etat; si petit, si faible, pourra se développer tout en ayant une frontière fermée avec son principal partenaire de la région. Mais la position Serbe ne variera pas tant que les Serbes du Kosovo ne seront pas protégés et tant que la classe politique Kosovare sera toujours constituée pour l'essentiel d'anciens membres de l'UCK.

La classe politique Kosovare est en effet contestable et contestée. Le Premier Ministre actuellement en poste, Hashim Taci, est soupçonné d'avoir financé les activités de l'UCK grâce aux trafics de drogue et d'organes. L'ancien Premier Ministre Ramush Haradinaj, pressenti pour être également le successeur de Thaci, a, lui, été inculpé de crimes de guerre au TPIY en mars 2005. Neuf témoins à charge ont été assassinés ou sont morts dans des conditions suspectes pendant ce procès qui a abouti à l'acquittement d'Haradinaj, au grand dam des Serbes et de nombreux militants des droits de l'homme. Ce sentiment d'impunité n'encourage pas les tentatives de réconciliation entre les communautés albanaise et serbe, et est un des arguments avancés par Belgrade pour justifier de son refus d'établir des relations avec Pristina.

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Friday, September 05, 2008

Cookie Dough



Ca y est, je suis rentré en France, après un long long périple. Je suis même plus précisément à Bordeaux, après un saut à Paris auprès de Ben et Alex. D'aucuns diront "pour les soutenir face au célibat"...

Je suis donc à Bordeaux, et cela signifie que la rentrée approche, rentrée qui sera ma dernière à Sciences po!
D'ici là, il faut encore finaliser les articles et les photos avec Tanguy: Plementina (le camp Rom près de Pristina), Mitrovica nord, Pristina, l'enclave serbe de Gracanica, etc... Histoire de transformer ces deux semaines au Kosovo en quelque chose d'utile.

Dernière rentrée, dernière année pour moi, mais également pour ce blog. J'y mettrais fin en même temps qu'à mes études quand je partirai en stage. Après, il ne me restera qu'une version papier, et mes yeux pour pleurer... Mais quelque chose de plus sérieux, de plus professionnel devrait voir le jour, afin que mes articles un tantinet sérieux ne chevauchent pas des récits de soirées ou de voyages.

Bordeaux est comme je l'avais laissée... Avec les mêmes pintes de bière au Cock & Bull, le même cadre de vie agréable, et le même sentiment que cette ville commence à être un peu petite pour moi! Mais bon, on fera tout pour profiter un maximum de cette dernière année ici... la nostalgie commence déjà!

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Friday, August 22, 2008

Kosova

Ce blog est un peu en sommeil pour quelques jours. Motif: je suis actuellement au Kosovo et je ne passe pas énormément de temps sur le net. Dès septembre, je pourrai publier articles et impressions, mais en ce moment, pas le temps!

Sachez juste que je suis actuellement à Pristina, que je vais prochainement bouger à Peja (Pec) et Mitrovica, que je vais avoir ma propre carte de presse kosovare, que je vais aller écrire sur un camp Rom près de Mitrovica placé par la Minuk sur un champ infesté de plomb, que je commence à rencontrer quelques personnes intéressantes ici (journalistes, par exemple), etc etc

Plus d'infos prochainement!

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Friday, August 15, 2008

La strategie russe et le precedent transdniestre




«Nous soutiendrons toute décision que prendront les peuples d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, en conformité avec la charte de l’ONU, la convention internationale de 1966 et l’Acte d’Helsinki sur la sécurité et la coopération en Europe», a déclare le president Dmitri Medvedev, en recevant au Kremlin les «presidents» de ces deux territoires separatistes georgiens.

Ainsi, la Russie exprime clairement la suite qu'elle entend donner aux operations, a savoir soutenir, dans la region mais egalement aupres de la communaute internationale, les eventuels processus independantistes abkhazes et ossetes. Il fallait s'y attendre, car lors de la venue de Nicolas Sarkozy en Russie pour la signature du cessez-le-feu, Vladimir Poutine avait insiste pour supprimer les references a l'integrite territoriale de la Georgie. Cette integrite territoriale a donc vecue, ce qui est corroborre par la presence persistante de soldats russes pres de Gori. L'occupation de Gori déconsi­dère les au­torités géorgiennes et son armee, censee etre puissante et entrainee par les Etats-Unis, mais qui a perdu le contrôle d'une ville située sur la principale route du pays, et voit le territoire georgien pratiquement coupé en deux.
Elle permet egalement aux Russes de créer sur le terrain les conditions d'une l'indépendance de l'Ossétie. Pendant que les chars russes empêchent tout retour de l'adminis­tration géorgienne, les irréguliers ossètes, qui opèrent impunément derrière leurs lignes, continuent de chasser les civils géorgiens de la ­province. L'idee est de parvenir, comme au Kosovo, a un territoire homogene ethniquement, sous protection de l'armee russe, puis a une independance de facto, qui n'aurait qu'a etre reconnue par les principaux allies de Moscou.

La Russie cite souvent l'exemple du Kosovo afin de pointer les incoherences americaines et internationales, affirmant agir comme l'OTAN avait pu agir, avec la Serbie dans le role de la Georgie actuelle. Pourtant, le premier precedent de la sorte n'a pas ete l'intervention de l'OTAN au Kosovo, mais l'intervention de l'armee russe, deja, en Transnistrie en 1992. Dans cette exemple, on retrouve deja une volonte d'un Etat fraichement independant d'affirmer son autorite et son identite sur tout le territoire, en l'occurence moldave, les craintes des russophones puis l'appel en direction de Moscou, enfin l'intervention de l'armee russe afin d'aider et suppleer des milices armees par Moscou face a une armee reguliere.

Ce conflit trouve ses sources en juin 1990, lorsque le Parlement de la Republique de Moldavie adopte l’utilisation du roumain (langue de la majorité autochtone) comme seule langue officielle de la republique, ce qui inquiete fortement les Russo-Ukrainiens, touches par la réintroduction de l’alphabet latin sur tout le territoire et la volonte moldave de sortir du giron sovietique. A l’occasion d’un « referendum » organise en decembre 1991, la population de Transnistrie se prononce pour l’independance pure et simple de son territoire. Une guerre civile eclate alors en 1992 entre les forces armees de la Republique de Moldavie et les milices russophones, ces dernieres appuyees par la XIVe armee russe du General Lebed, stationnee sur le territoire. On a alors abouti a un statu quo, avec un Etat, la Transnistrie, protegee par l'armee russe, et de facto independant, avec sa propre constitution, son drapeau, son hymne, son president, son parlement, son gouvernement, son armee, sa monnaie (le rouble). Les communications avec la Moldavie ont egalement ete fermees, mais pas celle avec l'Ukraine. L'armee russe reste presente et fait officiellement du "peace keeping", comme ils le font en Akhazie.

Quel peut-etre l'interet pour la Russie de conserver ces regions (Transnistrie, Ossetie du sud, Akhazie)? Elles sont en effet tres pauvres et ne survivent que grace a l'aide russe. Elles sont egalement des plaques tournantes de tous les trafics, les armes pour la Transnistrie, les cigarettes et la drogue pour l'Ossetie du sud. Seule l'Ossetie du sud a un debut d'economie locale, principalement le tourisme russe.

En plus des interets energiques evidents (l'oleoduc BTC est d'ailleurs une des principales victimes de cette guerre), l'Ossetie, du Nord comme du Sud, constitue la derniere region chretienne loyale a Moscou dans la region, et peut constituer une zone tampon face au "peril islamiste" tchetchene et daghestanais, tout en justifiant la presence des soldats russes.
La Transnistrie, elle, est une epine dans le pied de l'OTAN et l'Union Europeenne. L'accord de cessez-le-feu signe en 1992 a transforme la Moldavie en une annexe obeissante. De plus, l'adhesion de l'Ukraine a l'Otan ou de la Moldavie a l'UE, a long terme, s'est trouve bloque car ni l'OTAN, ni l'UE n'acceptera d'avoir cette poussiere d'enclave russe au sein d'un ce ses Etats membres. Kaliningrad etant un exemple different, car etant un veritable oblast russe. Les tensions, previsibles a l'avenir, entre la Russie et l'Ukraine, donnent donc une importance strategique a la Transnistrie, tout comme la base russe de Sebastopol, louee aux ukrainiens jusqu'en 2017

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